À Pouchkine

À une vingtaine de kilomètres de Saint-Pétersbourg, nous arrivons à Pouchkine.

Ce village s’appelait autrefois Tsarskoïé Selo (= village des tsars). Mais la Révolution russe est passée par là ! Le grand poète Pouchkine y a fait ses études au début du 19° siècle et c’est son nom qui a été choisi pour renommer à la fois le lycée, situé juste à côté du palais impérial, et le village.

Le lycée Pouchkine

Le lycée Pouchkine

Dans le parc, assis sur un banc, le grand homme semble y rêver encore.

Pouchkine

Pouchkine

Tout à côté, s’élève le magnifique palais Catherine, érigé par Pierre le Grand pour son épouse. Presque entièrement détruit par un incendie pendant la 2° guerre mondiale, il a été très vite reconstruit.

L'incendie du palais Catherine

L’incendie du palais Catherine

Restauration du palais Catherine

Restauration du palais Catherine

Il déploie ses immenses façades bleu ciel rythmées par ses colonnes blanches et des guirlandes, atlantes et cariatides jaune doré, autrefois recouvertes par une très fine couche d’or véritable.

Le palais Catherine (1)

Le palais Catherine (1)

Le palais Catherine (2)

Le palais Catherine (2)

Façade du palais Catherine - Détail

Façade du palais Catherine – Détail

Le style baroque à son apogée ! Les coupoles de l’église palatine, elles, sont encore dorées.

Les coupoles dorées de la chapelle palatine

Les coupoles dorées de la chapelle palatine

Autour du palais, s’étend un parc paysager immense. Les jardins fleuris et les pelouses sont agrémentés des galeries imaginées par Cameron et d’une multitude de pavillons qui se mirent dans les étangs, les canaux ou le grand lac. Certains ont servi de bains à la famille impériale.

Les jardins

Les jardins

Au fond, la galerie de Cameron

Au fond, la galerie de Cameron

Le pavillon chinois

Le pavillon chinois

La grotte

La grotte

Les bains supérieurs

Les bains supérieurs

Les bains turcs

Les bains turcs

L’intérieur est d’une richesse inouïe. Empruntons l’escalier d’honneur tout blanc, illuminé de rideaux rouges et orné d’anciens vases chinois et japonais authentiques.

L'escalier d'honneur

L’escalier d’honneur

Nous entrons à présent dans la Grande Salle, encore appelée salle de danse, où se déroulaient les cérémonies solennelles. Rendue très lumineuse grâce à ses nombreuses fenêtres et ses miroirs, elle impressionne par sa profusion de décors en bois sculpté et recouvert d’or et son parquet en bois précieux.

La grande salle

La grande salle

Nous voici maintenant dans la salle à manger des chevaliers. Sur les tables, sont exposés les services en porcelaine utilisés lors des réceptions.

La salle à manger des chevaliers

La salle à manger des chevaliers

Plus loin, dans la salle à manger blanche, les tables sont recouvertes de nappes ornées de guirlandes de fleurs.

La salle à manger blanche

La salle à manger blanche

Sur les murs de la salle à manger verte, sculptures et bas-reliefs sont inspirés par la Rome antique.

La salle à manger verte

La salle à manger verte

Mais voici la merveille des merveilles, le Salon d’ambre. Interdiction absolue de prendre des photos. Quel dommage !!! La pièce, du sol au plafond, est entièrement recouverte d’une mosaïque d’ambre de toutes les nuances, du jaune clair au rouge sombre. Des panneaux, des masques, des coffrets, des monogrammes forment un ensemble varié et infiniment harmonieux. L’éclairage doux, les décors en bois sculpté doré, le parquet en marqueterie précieuse font de cette salle unique la huitième merveille du monde !!!

Et ce qui est encore plus extraordinaire, c’est son histoire : offerte à Pierre le Grand par le roi de Prusse en 1716, elle a été démontée par les nazis pendant la 2° guerre mondiale et emportée en Allemagne où elle a disparu. Jamais retrouvée, elle a été reconstruite à l’identique. Il a fallu pour réussir ce tour de force une vingtaine d’années aux artisans les plus habiles, 5,7 tonnes d’ambre et 3 millions de dollars offerts par une société allemande en réparation des dommages de guerre !!!

Restauration du salon d'ambre

Restauration du salon d’ambre

En mai 2003, pour le tricentenaire de Saint-Pétersbourg, elle a été présentée au public dans toute sa splendeur retrouvée…

Il existe évidemment bien d’autres merveilles à Pouchkine, qui témoigne des fastes de la Russie des siècles passés. Mais notre voyage ne pouvait nous permettre de toutes les admirer !…