Des artisans aux mains d’or

  L’Ouzbékistan offre une abondante production artisanale dans de nombreux domaines : bois, céramique, textile, métal, marionnettes, instruments de musique traditionnels, papier de soie…

Devant les monuments, tout au long des ruelles, dans des échoppes, dans les cours intérieures des mosquées et des madrasas, et bien entendu, dans les bazars à coupoles, partout ces articles sont proposés à la vente.

A Khiva par exemple, on trouve des bonnets de fourrure…

…et de nombreux objets décoratifs en bois, réalisés sous nos yeux par le maître artisan.

Un lit de réception très ouvragé est exposé dans le mausolée de Pakhlavan Makhmoud…

…et des portes sculptées s’ouvrent sur la salle de prières des mosquées.

A Boukhara, nous avons rendu visite à un fabricant de marionnettes…

…qui sont autant d’ œuvres d’art.

Et lorsque vous vous promenez sous les coupoles, vous êtes environné de merveilles. Boukhara en compte quatre : Tok-i-Zargaron (ou coupole des bijoutiers), Tim Abdullah Khan, Tok-i-Tilpak (ou coupole des chapeliers) et Tok-i-Sarrafon (ou coupole des changeurs).

C’est là que l’on trouve des objets usuels en céramique : assiettes ou petits bols…

…ainsi que de magnifiques jeux d’échecs.

Le travail du métal est également une spécialité des artisans de ce pays.

Ils gravent au burin des mosquées au fond des assiettes en cuivre.

Et l’on ne peut qu’admirer les aiguières et les narghilés…

…les couteaux aux lames en acier damasquiné…

… et les épées courbes aux fourreaux ouvragés.

Ils sont si beaux qu’ils deviennent objets de décoration dans le hall des hôtels.

Souvent, nous passons devant la table des enlumineurs au travail.

Ces artistes représentent surtout des scènes galantes,

de saints personnages en méditation

et reproduisent à l’infini l’inépuisable thème de la caravane.

La mosquée Magok-i-Attari abrite un musée du tapis.

Le Tim d’Abdullah Khan présente également des tapis et des suzanni.

Mais, me direz-vous, qu’est-ce donc que des suzanni ? Ce sont à l’origine des tissus brodés qui recouvrent traditionnellement le lit des mariés et naturellement la fiancée en a brodé une grande partie , ce qui constitue une grande part de la dot.

Mais les brodeurs professionnels réalisent également des suzanni qui serviront de tentures murales et d’encadrement de portes.

À une heure de route de Boukhara, à Gijduvan, un artisan perpétue l’art de la céramique selon une technique unique en son genre,

…tandis que sa femme s’est spécialisée dans la broderie des suzanni en utilisant uniquement des couleurs naturelles à base d’écorces,  fruits ou racines.

La région de Samarcande n’est pas en reste. Place du Reghistan, on peut rencontrer un musicien capable de jouer de tous les instruments traditionnels : guitares à deux ou quatre cordes…

… flûtes,

… tambours ou tambourins.

Ailleurs, on peut admirer l’ingéniosité d’un fabricant de lutrins en bois, modulables : les parties mobiles peuvent donner à ce support de livres et de Corans des tailles variables.

À quelque distance de Samarcande, un artisan s’est lancé dans la fabrication du papier de soie, technique qui avait à peu près disparu. Il récupère de fines lamelles de mûrier, juste sous l’écorce.

Ces bandelettes passent au pilon actionné par une roue plongée dans l’eau d’une rivière. La bouillie obtenue, versée dans l’eau est récupérée sur un tamis …

et la feuille obtenue est séchée et mise sous presse.

Voici le résultat : un papier assez grossier mais sur lequel on peut écrire ou peindre.

À Tachkent enfin, visitez le musée des Arts Appliqués, vous ne le regretterez pas. Vous y trouverez des tissus de soie aux motifs traditionnels ouzbeks.

Des objets de décoration occupent de jolies niches murales sculptées.

Et que dire des fresques, des instruments de musique, des broderies, des armes, des boîtes de mariage, des calots…..

L’habileté et l’imagination des artisans (ou plutôt des artistes ouzbeks, devrais-je dire) semble inépuisable !…

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