Les fontaines de Rome

Vendredi 5 mai

Aujourd’hui, c’est le jour des fontaines.

Départ vers le Quirinal. Au pied d’un obélisque, une fontaine, veillée par les Dioscures,  occupe la place devant deux majestueux palais : La Consultate et le Palais présidentiel que surveillent deux gardes en tenue.

La fontaine du Quirinal

Un des deux Dioscures et son cheval

Sur le côté de la place, un escalier nous dirige vers la fontaine de Trevi. En chemin, nous remarquons un très intéressant magasin qui propose des spécialités locales de grande qualité. Un salami et un pot de pesto à la truffe vient compléter notre bagage.

Mais voici la célébrissime fontaine, connue du monde entier depuis le film “La dolce vita”.

Comme le précise l’inscription en haut du mur du fond, le pape Clément XII fit réparer l’aqueduc construit sous Agrippa pour alimenter Rome en eau et qui débouche sur cette fontaine.

La fontaine de Trevi

Certes, pas question de s’y baigner, mais nous avons sacrifié au rite de la pièce de monnaie jetée par-dessus l’épaule gauche pour avoir une chance de revenir un jour dans cette ville.

La fontaine de Trevi

Il fait beau, la fontaine est grande, surmontée de sculptures. Au centre, l’Océan symbolisé par un colosse semble jaillir de la niche, monté sur un char tiré par deux chevaux et deux tritons. Deux statues féminines occupent les deux niches latérales.

Le char de l’Océan

Une foule de touristes s’y presse, la branche à selfie à bout de bras, pour immortaliser l’instant.

La fontaine de Trevi

Un policier de la ville est chargé de surveiller tout ce petit monde joyeux, mais il a l’air de s’ennuyer à mourir, s’éponge le cou et le front à tout moment, et se montre grognon et peu amène envers ceux qui l’abordent. Un des rares exemples d’Italien désagréable !…

Naturellement, nous profitons très largement du lieu, mais il faut bien partir et s’aventurer plus loin, à la recherche de la fontaine du Triton. Mais on s’égare, ce qui nous mène devant l’église Sant’Andrea delle Fratte.

L’église Sant’Andrea delle Fratte

Rentrons y voir les statues magnifiques du Bernin. À l’intérieur, c’est l’heure de l’office. Nous nous déplaçons très discrètement vers nos deux statues, superbes en effet.

Une statue du Bernin

Mais là, devant une chapelle, nous apprenons que Marie apparut en 1842 à un banquier juif exactement à cet endroit. L’homme se convertit, devint prêtre et missionnaire. Et demain c’est l’anniversaire de cette apparition. Des cérémonies y sont prévues.

La Vierge du Miracle et le juif converti, à gauche

Enfin, par la rue “de due macelli”, nous retrouvons notre Triton. Il est beau sur sa coquille soutenue par des dauphins et il jette un fin jet d’eau à travers une conque.

La fontaine du Triton

Mais il est installé sur une toute petite place qui sert de carrefour. On ne peut guère rester à profiter de cette jolie sculpture.

Il est l’heure de déjeuner. Nous trouvons un restaurant qui propose du cochon de lait : mais si, tout finit par arriver ! En attendant la cuisson, le patron nous apporte une assiette que nous n’avions pas commandée : des tranches de tomates parfumées au basilic. C’est cadeau de la maison. Nous sommes sur la petite terrasse, à l’ombre, tout va bien, et le cochon est délicieux…

À la terrasse du restaurant

Le cochon de lait

L’après-midi, nous nous dirigeons vers la place d’Espagne.

Par la Via Sistina, nous arrivons au pied de la Trinité des Monts en évitant l’éprouvante montée des escaliers. Nous entrons quelques instants dans cette église bâtie par les Français.

La Trinité des Monts

À la sortie, nous jouissons du spectacle de l’escalier monumental qui mène à la fontaine de la place d’Espagne.

L’escalier vers la fontaine

De nombreux touristes y sont assis, prennent des photos et bavardent en regardant les passants. Mais deux personnes se sont fait rabrouer par les agents de police car elles mangeaient des glaces sur cet escalier ce qui est totalement interdit.

La fontaine de la place d’Espagne

Nous finissons l’après-midi à la Villa Medicis.

La façade de la Villa Medicis

Bâtie à l’emplacement des anciens jardins de Lucullus, elle abrite les appartements du cardinal Ferdinand de Medicis et est entourée de beaux jardins.

La Villa Medicis – Les appartements

Les jardins

Des pavillons sont décorés de fresques d’oiseaux en cage et d’allégories des saisons. Et une glyptothèque présente pierres et statues antiques.

Un pavillon de la Villa Medicis

La glyptothèque

Siège de l’Académie de France actuellement, la Villa accueille pour un an  des artistes qui reçoivent une bourse afin de pouvoir donner libre cours à la création sans souci du lendemain et dans un cadre enchanteur.

Petite maison destinée aux artistes de l’Académie

Et de là, nous découvrons un bien joli point de vue sur Rome !

Rome, vue depuis la Villa Medicis

La coupole de Saint-Pierre, vue depuis la Villa Medicis

On peut même apercevoir la coupole de la basilique Saint-Pierre au Vatican !

À suivre : La Villa Borghèse