L’île Tibérine et le Trastevere

Lundi 1° mai

Aujourd’hui, c’est le premier mai. Ici comme en France, c’est jour férié. Et beaucoup de monuments sont fermés à la visite. Notre projet : nous rendre sur l’île Tibérine et visiter le Trastevere.

Nous marchons avec entrain vers le théâtre de Marcel (ou plutôt de Marcellus, pour être plus respectueuse !) Ce Marcellus était le neveu d’Auguste et mourut à 19 ans. Dans ce théâtre qui lui fut dédié, 15000 spectateurs pouvaient prendre place. Mais il faut le contourner en raison des travaux archéologiques en cours.

Le théâtre de Marcellus

Juste à côté, s’élève le portique d’Octavie.

Le portique d’Octavie

Cela nous permet de repérer une petite trattoria qui propose du cochon de lait rôti, recette typiquement romaine.

Voici l’île Tibérine.

Le Tibre

Elle est minuscule. On ne peut que la traverser car à droite c’est un hôpital et à gauche l’église Saint-Bartolomeo.

L’église Saint-Bartolomeo

Il n’y a rien d’autre. Toutefois la vue depuis le pont Fabricius est bien jolie.

Nous apercevons sur la rive des bateaux qui proposent une balade sur le Tibre.

Embarquement près du pont Garibaldi

Comme le premier est rempli de gamins bruyants et agités, nous choisissons le suivant. Très agréable parcours qui nous conduit jusqu’au pont Margherita, près de la piazza del Popolo. Au fil de l’eau, nous découvrons, entre les nombreux ponts qui franchissent le Tibre, la villa Farnèse, l’église Saint-Jean-des-Florentins, le dôme de Saint-Pierre, le château Saint-Ange et la Cour de Cassation, entre autres merveilles.

Le pont Sisto

Le pont Prince Amédée

Le pont Mazzini

Le pont Victor-Emmanuel, décoré de statues de Victoires et d’allégories

Le pont Saint-Ange, décoré d’anges portant chacun un instrument de la Passion

La Cour de Cassation

Le château Saint-Ange

Une balade très agréable.

Après le déjeuner, nous flânons dans le Trastevere, de ruelles en placettes, toutes encombrées d’étals de petits marchands qui proposent au chaland des trucs inutiles, ainsi que d’innombrables trattorias, cafés et autres lieux où l’on peut boire et manger ou acheter des souvenirs.

Ruelle dans le Trastevere

Une placette

Petit étal

Bon appétit

Nous voici devant Santa-Maria-in-Trastevere. À l’extérieur, l’entrée se fait par un portique à cinq arcades et l’édifice est dominé par un joli campanile.

Santa Maria in Trastevere

À l’intérieur, nous avons surtout admiré les magnifiques mosaïques du chœur et de l’abside. Remarquons aussi le réemploi de colonnes antiques pour séparer la nef des bas-côtés.

Mosaïques de Santa Maria in Trastevere

Colonnes antiques reprises sur des monuments païens

Notre balade se poursuit jusqu’à la villa Farnèse. L’endroit est certainement très beau, et contient d’audacieuses peintures à fresques de Raphaël.

Affiche proposant la visite de la villa Farnesina

Mais aujourd’hui les visites sont limitées et sur réservation. Passons notre chemin.

Près de l’église Santa Maria della Scala, une jolie pharmacie attire notre attention. Entrons.

Une belle pharmacie

Revenons vers le Tibre jusqu’à la place Trilussa où le pape Paul V fit installer une fontaine.

La fontaine Paul V

Tout près, nous nous sommes laissé tenter par l’étal d’une gelatoria qui nous offrait un bon choix de glaces artisanales. Délicieuses !…

Passé le pont Sisto, nous voilà bientôt arrivées devant l’église du Gesù.

L’église du Gesù

Nous entrons juste pour voir. Mais là, quelle surprise !!!

L’église du Gesù – Fresques

L’église du Gesù – Le pavement

Non seulement les fresques de la voûte et de la coupole sont magnifiques, ainsi d’ailleurs que le pavement tout à fait remarquable, mais cette église jésuite contient le tombeau de saint Ignace de Loyola, dans une somptueuse chapelle. Or, chaque jour à 17 h 30, il est annoncé un petit son et lumière à cet endroit. Et justement il est 17 h 29 !

La musique démarre, puis le commentaire en italien. L’éclairage détaille chaque partie de la chapelle. Au-dessus du reliquaire en or, un tableau représente saint Ignace en prière.

Saint Ignace en prière

Soudain, stupeur !!! Le tableau semble se décrocher et glisser vers le bas. Et derrière ce qui n’était qu’un leurre, apparaît une statue du saint en marbre et en argent, encadrée de quatre colonnes  recouvertes de lapis-lazuli et reposant sur un socle de marbre vert.

Ouverture du tableau

La statue de saint Ignace

Et au-dessus du saint, deux anges portent un globe terrestre en lapis-lazuli.

Quelle splendeur !!! Nous sommes bluffées, en extase…

À suivre : La Cité du Vatican