Dimanche 7 mai
Rejoignons la Via Nazionale pour attraper le bus 40 qui nous mènera jusqu’au Vatican.
Après quelques minutes de marche, le passage de sécurité et une bonne heure d’attente, en plein soleil sur la place Saint-Pierre, enserrée dans les deux bras de la colonnade du Bernin, nous voilà face à notre pape François qui vient de dire la messe solennelle dans la basilique.
Enfin, il apparaît, non pas au balcon “pascal”, appelé “loggia des bénédictions”, comme je l’avais compris à tort, mais à une fenêtre de ses bureaux. Nous le voyons quand même très bien et après son message de paix recevons sa bénédiction.
C’est l’heure d’aller déjeuner, la trattoria Divina Bonte nous attend pour un petit repas de fête, le dernier avant le départ. Toutes les boutiques de souvenirs du quartier offrent à la vente le portrait du pape sous forme de cartes, de calendriers ou de tous autres supports…
Ensuite, notre projet est d’aller au château Saint-Ange voisin. La queue est longue mais l’entrée gratuite. Ce robuste bâtiment fut d’abord le mausolée de l’empereur Hadrien et de sa famille. Au sommet, se dressaient la statue d’Hadrien sur un quadrige en bronze. Les urnes cinéraires de ces empereurs jusqu’à Septime Sévère y ont été entreposées.
En 590, le pape Grégoire VII dirigeait une procession pour supplier Dieu de faire cesser l’épidémie de peste, lorsqu’un ange apparut au sommet de l’édifice. De là, viennent le nom du monument et la statue de l’archange saint Michel qui veille tout là-haut.
Au Moyen Âge, les papes transformèrent le mausolée en château fortifié. Un passage reliait le palais du Vatican au château, ce qui permettait de s’y réfugier en cas de siège. Plus tard encore, il devint caserne puis prison militaire.
Actuellement, seuls les touristes l’envahissent pour admirer :
-le corps de garde reconstitué
-la cour de l’ange et l’armurerie
-plusieurs pièces où ont séjourné les papes
-les loggia d’où l’on découvre des vues superbes sur la ville
-et tout là-haut, la terrasse dominée par l’ange de bronze qui offre un des plus beaux panoramas sur Rome. De là, on peut voir la Villa Borghèse, le Vittoriano, le Capitole, le monument à Garibaldi, la basilique Saint-Pierre, sans oublier la plupart des clochers des églises.
Pour ressortir, c’est plus difficile. Nous avons cherché la bonne issue pendant un bon moment. Par le pont Saint-Ange, nous regagnons la station de taxis.
Le chauffeur nous a commenté sa ville tout en nous menant vers Santa Maria della Vittoria où l’on peut admirer la sculpture du Bernin qui montre l’extase de sainte Thérèse d’Avila.
Il a également eu le temps de nous conseiller la visite de Santa Maria degli Angeli qui a la particularité d’être installée à l’intérieur des thermes de Dioclétien. C’est très étonnant et le lieu est très beau. Mais nous n’aurons guère le temps d’admirer car la messe de 18 h va commencer. Et les photos intérieures sont interdites.
Alors nous faisons juste un tour dans le jardin qui entoure les thermes et regardons de loin la belle fontaine qui coule au milieu de la place de la République.
Comme nous ne trouvons pas le bus 40 pour nous ramener, nous rentrons à pied tranquillement en léchant les vitrines.
À notre retour, notre hôtelier s’est empressé de nous demander l’heure de notre départ mardi matin, afin de nous réserver un taxi pour l’aéroport. En effet, une grève des transports est prévue ici ce jour-là. C’est malin !!!
À suivre : Saint-Louis-des-Français